Un garçon d’hôtel introduit, après leur mort, Garcin le journaliste-publiciste, Inès l’ancienne employée des Postes et Estelle la mondaine, dans un salon. Ils ne se connaissent pas, viennent de milieux très différents et ne partagent pas les mêmes convictions.
Dans cette pièce, enfermés dans un cylindre lumineux de tulle, débute alors un procès à huis clos où chacun des trois personnages est jugé par les deux autres sur sa vie. Les masques tombent, les alliances se font et se défont, chacun a besoin de l’autre pour exister et prendre conscience de soi mais le regard d’autrui est aussi une menace.
La violence, l’humour, le désespoir et la révolte traversent cette pièce d’une simplicité diabolique à la mécanique implacable.

Garcin : « Le bourreau c’est chacun de nous pour les deux autres. »